22h30 - Pentwood
Town
-
Blake ? Elle tendit un bras tremblant et
hésitant en ma direction.
-
Dégage !!! j’hurlais.
Casse-toi !!
Elle se releva brusquement et fit demi-tour
outrée. Une main sur ses lèvres blessées, elle couru vers
l’extérieure de l’hangar désormais plongé sous une
pénombre inquiétante.
Je rampais jusqu’à mon sac de sport que
laissait voir le petit fil de lumière sur le sol.
Je composais le numéro de mon frère. Une
sonnerie, deux…trois, quatre : messagerie. Je
raccrochais contrarié. Je me redressais et pris appui sur mon avant
bras scrutant les alentours, à la recherche de la moindre petite
issue.
Quelle connerie, si seulement… mais ce
n’est pas avec des « si » que l’on construit
quoique ce soit. Mon téléphone sonna, précipitamment je saisis
l’appareil :
-
Allô ?
-
Ouais, tu m’as appelé ?
-
Neil, je suis dans une situation plus
qu’embarrassante là et
-
Tu veux que je vienne te chercher ?
conclu-t-il, on percevait l’inquiétude dans sa
voix.
-
Oui, ce serait cool. Dis-je
simplement.
-
T’es où ?
-
Au 12, Atwood street.
-
Putain, qu’est-ce que tu fais dans
c’t’endroit ?
-
C’est long à
expliquer…
-
J’arrive.
Il
raccrocha, je laissais s’échapper un soupir de soulagement de
ma bouche.
Arrivé à l’appartement familial je fus
heureux de constater l’absence de mes parents. Neil, me fit
quelques petits soins en silence, j’avais réussis
jusqu’à présent à éviter ses questions indiscrètes. Il coupa
la dernière bandelette et rangea les ciseaux dans le tiroir de la
pharmacie de la salle de bain. Je lui dis merci et
m’apprêtais à sortir de la pièce quand :
-
T’as fais quoi exactement là-bas ? Me
demanda mon aîné de deux ans, les bras croisé sur la
poitrine.
Je souris jaune.
-
Rien de spéciale, un petit truc pour
quelqu'un…
-
C’est quoi ce truc et c’est qui ce
quelqu'un ?
-
Neil, tu sais bien de quoi je veux parler. Je passa
une main dans mes cheveux châtain.
Il s’approcha de moi, il avait bien une
tête de plus que moi et mes un mètre quatre-vingt cinq.
-
Blake, je connais bien ces galères-là et je ne veux
pas te voir sombrer dedans, il est passé où ton
complice.
-
Je n’avais pas de complice j’étais
seul.
Il haussa les sourcils.
-
T’as fais ça seul ?
-
Oui, dis-je en fuyant son regard.
Vil mensonge, je n’étais pas seul, mais
avec Beth, où est-elle d’ailleurs, après ce fiasco je lui ai
dit méchamment de s’en aller. Elle doit s’en
vouloir… Mais bon, dans ce monde on n’a pas de temps à
perdre avec les regrets sentimentaux. Un bruit de clé se fit
entendre dans la serrure de la porte d’entrée.
-
Les vieux, dis mon frère. Cache ton bras, pas besoin
de faire flipper maman avec ces conneries. Il m’adressa une
tape amicale sur l’épaule avant de quitter la salle de
bain.
J’entrais d’un pas las dans
l’amphi et me dirigea vers le haut, peu d’élève était
présent j’avais bien une demi-heure d’avance. Je sortis
mon mac-book et relu mon cour d’économie. Plongé dans mes
révisions je ne remarquais pas tout de suite la présence à mes
côtés. Je n’eu pas besoin de la regarder pour la reconnaître
mon odorat reconnut son parfum délicat. Je rabattus l’écran
de mon ordinateur.
-
Salut, dis-je timidement.
Elle sourit et jeta ses cheveux blonds blés en
arrière.
-
Salut.
-
Désolé pour hier soir…
-
Chut…on était tous sur les nerfs, ce
n’est rien.
Comment faisait-elle pour ne jamais tenir
rigueur aux gens, pour ne jamais que son cœur connaisse ce
que l’on appelle la rancune ? J’étais admiratif
face à son tempérament, à son caractère, à sa façon d’être
toujours aussi généreuse.
-
Alors, quoi de neuf ? Dit-elle changeant de
sujet. Il fait beau aujourd’hui tu ne trouves
pas ?
En effet, cette journée du mois d’octobre
s’annonçait belle et les étudiants qui
tardaient à entrer en cours le prouvaient
bien.
-
Oui, t’as raison. Je gribouillais un dessin
insignifiant sur la couverture de mon cahier.
-
Tu m’as l’air bien morose, je me
trompe ?
-
Beth, hier tu vois…je
-
Blake, on n'en parle plus, ok ? C’est bon
je m’en fou de tout ça !
Elle posa sa main chaude et rassurante sur mon
bras.
-
Mais, si ils reviennent je crois
que…
-
Ils ne reviendront pas, dit-elle comme pour clore le
sujet.
-
Je ne pense pas que tu perçoives réellement la
gravité de l’acte que l’on a commit hier
soir.
-
Quoi ? Qu’est-ce que tu crois
qu’ils peuvent faire, au moindre faux pas de leur part, on
est dans la capacité de les livrer à la police.
-
Ce ne sera plus aussi facile, Beth, c’est ce
que j’essaie de te faire comprendre.
-
Et pourqu…ah, oui c’est vrai…Sa
voix s’éteignit en un murmure à peine
audible.
L'arsen d’un micro, nous sortis brutalement
de notre état de réflexion sur notre situation plus
qu’inconfortable. Le prof prit place et commença à lire
quelques pages de son livre.
Je jetais un coup d’œil, vers ma
voisine, Beth lisait elle aussi le livre, mais je voyais bien dans
ses yeux que son esprit vaquait à d’autres
occupations.
- Ben, oui ils ont vu mon visage. Dis-je
en rouvrant mon pc.
Voilà, le prologue!!
Alors, vos avis? Soyez indulgents please, c'est le
début!